Sénart- Equipe 1 : un linceul de glace…

« Que de fiers guerriers voilà enterrés… »

[l’œil vitreux et les oreilles pleines de la hargne d’Alex, le chroniqueur cherche péniblement dans ses MP3 la catégorie « black métal dépressif », pendant que les flocons s’écrasent en une épaisse et morne couche sur la plaine de la défaite. Attendez, c’est peut-être une fausse introduction, ça se trouve on a gagné !]

Requinquée, regonflée, remobilisée, l’équipe 1 empruntait la route la menant à Sénart pour un match essentiel en vue de viser la deuxième place de la poule de la D3. Devisant gaiement en pensant au réjouissant spectacle de la forêt enneigée le lendemain, nous gagnâmes le gymnase (oui, le bon gymnase cette fois Mathieu hein ? Ça va les joueurs de la 2 de l’année dernière, on a compris pourquoi j’ai été déchu de mon grade de capitaine cette année) avec de solides ambitions.

L’équipe adverse n’a pas passé, comme Martine, tout son temps aux champignons puisque, conscients de l’enjeu, des joueurs R6 sont venus se greffer de-ci delà et le SD a été renforcé : ça joue la gagne on dirait ! Qu’à cela ne tienne, les braves corsaires tous vêtus de rouge partent à l’abordage :

– SH1 : Benoît confirme son retour en forme, il remporte le premier set contre un adversaire toujours aussi coriace en alliant bonne défense et retours précis, mais hélas il prendra l’eau par la suite et s’inclinera en 3 sets ;

– SH2 : même scénario avec un bon début et un set remporté 21-16 contre un R6 aussi rameur que moi, je me fais encore engueuler sur le thème « non mais ça va durer combien de temps votre délire de relances et de points à 34 touches ? », j’essaye de rester sur une série de 2 sets mais non, je lâche à partir de la moitié du deuxième et ne reviendrai plus jamais, d’autant plus que les enroulés sont pour mon adversaire, bien plus régulier ;

– SD : Clémentine joue une D8, le thème de ses matchs en ce moment est « destruction mentale de l’adversaire », qui lâche par énervement, pif paf c’est gagné en 2 sets. Une experte en manipulation psychique ? ;

– DD : pas de difficulté majeure pour Martine et Clémentine, ce match étant le point faible de nos adversaires, ouf ça fait 2 !

[le temps s’arrête brusquement : figé, le chroniqueur ne croit pas aux mots qu’il s’apprête à étaler sur l’écran, oui, Alex a perdu un match ! Mes pauvres, je crois que l’Apocalypse approche, entendez-vous les trompettes du Jugement Dernier ? L’intéressé m’a demandé d’insister sur sa nullité crasse, mais, clément et miséricordieux, je serai bref, même si le public hurle et exige du coupable qu’il retire la couronne de sa raquette]

Le point d’Alex 1er, joueur auréolé d’une belle série de victoires, est effectivement perdu face à un D9 très en forme, les jeux sont assez semblables mais notre héros ne trouve pas la faille chez l’adversaire, ses coachs essayent de ramener leur coéquipier énervé à la raison mais peine perdue, et tant pis pour le SH3. Aïe aïe aïe, au-delà de la fin d’une légende, il faut désormais gagner les deux doubles restants !

Alex et Benoît se battent comme de beaux diables en DH, match très accroché mais perdu en 2 aussi…pendant ce temps, Martine et moi-même faisons face à une paire incluant un R6 bonus, on n’avait pas demandé tout ça ! Un set largement perdu puis un deuxième avec des échanges énervés mais pas de miracle non plus, retour à un entraînement plus fréquent !

5 à 2, une défaite sans appel, ou, comme le formule joliment notre poète des steppes Alex, « putain, on s’est pris une carotte dans le c**, et par le gros bout ! ». Voilà qui vaut mieux que de longues analyses et excuses dont les Bellifontains sont friands, on s’incline face à plus fort. Reste à jouer, malgré tout, la saison jusqu’au bout, la deuxième place et la perspective de tout hypothétique barrage gisant désormais six mètres sous la glace !

 

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