La tension était montée tout au long de la semaine suivant notre victoire contre Vernou, alors que la flamboyante équipe 1 s’apprêtait à recevoir la Rochette. Tentatives (lamentables, il faut le dire) d’intoxications sur les compositions respectives, étude du terrain et des faiblesses de chaque Bellifontain par l’agent infiltré/double licencié Xavier, bref, je passe sur les manœuvres sordides précédant ce qui s’annonçait être comme un duel de titans. Et le public ne fut pas déçu, turlututu !

Ah, mais avant d’entrer dans le vif du sujet, si on parlait des absents ? Loin de l’auteur l’idée de dire du mal d’eux, MAIS notre président était parti s’enfiler des bières belges au lieu de soutenir les deux équipes du jour, car nous jouions aux côtés de la masculine de l’excellent Lionel, avec lequel nous avions passé l’après-midi à décharger des palettes d’alcool et de bouffe en prévision d’un plantureux buffet ; côté la Rochette, un certain Maxime, lui aussi agent infiltré en temps normal, avait préféré aller se vautrer dans un jacuzzi dans un hôtel 5 étoiles dans un endroit qui n’intéresse personne, à part la presse à scandales, à qui on laissera le soin de faire ses crasseuses révélations le moment venu. En somme, nous nous retrouvâmes à égalité, et le combat épique put commencer.

Première série de matchs et un simple hommes Quentin/Patrick rondement mené par notre « petit » P10, qui, ayant pris note du fait que son opposant est gaucher, domine largement en deux sets (21-11/21-07). Trop fort il est !

En double dames, j’ai comme d’habitude procédé à une compo aléatoire (c’est dur la vie de capitaine), c’est donc Julie et Marie qui s’y collent sans trop d’entraînement préalable, mais, souriantes et pimpantes, elles affirment au public qu’elles vont le jouer « au talent » face à Audrey et Gwenaëlle. Et effectivement ça marche bien, aucun problème de coordination pour des échanges assez disputés au premier avec un net avantage bellifontain (21-14), mais c’est très serré au deuxième, sans aller jusqu’au troisième cependant (21-19). Et un, et deux…
Sur le terrain d’à côté, deux diables rouges s’affairent : Manu et Benoît font face à Yannick et Jérémie, et notre grand escogriffe attaque à tout va, en belle complémentarité avec les amortis de Benoît, tout marche très bien au premier (21-15), mais, mais, sur un deuxième set équilibré, revoilà la vilaine tentation du double, celle qui consiste à faire trois fautes chacun et au même moment, donnant l’occasion à la paire de la Rochette d’aller chercher le troisième 21-19 !

Troisième set à risques donc, et les deux paires se rendent coup pour coup, se suivent, alors que Martine encourage vigoureusement nos deux gaillards…ce qui explique sans doute cette petite magie qui permet de faire des bandes au bon moment et de s’imposer…23-21 ! Soupirs de soulagement, mais est-ce qu’un match est fini à 3 points en notre faveur, permettant au capitaine et aux supporters de s’éviter un stress intense ? Hélas, ô mille fois hélas, non !

C’est au tour de Clémentine de s’avancer pour le simple dames, et ce n’est pas une mince affaire, car Gwénaëlle est bien décidée à résister aux fameux amortis de notre championne, qui remporte le premier set d’un chouilla (23-21 !). Mais c’est dur physiquement et le deuxième set lui échappe complètement, est-ce une bonne idée d’aller en trois ? «Quand j’étais plus jeune, je disais oui», pourraient chevroter en chœur les barbes grises, abdomens arrondis et vétérans de l’équipe…Et le troisième est très serré, mais Clémentine ne dépasse plus guère la moitié du terrain en dégagements, ce qui permet à son adversaire de s’imposer…22-20 ! Argh.
Ensuite, ensuite, hé bien c’est le moment où il faut couper le texte car il va être trop long, donc on dira juste, au sujet de mon mixte avec Julie contre l’infernal Xavier accompagné d’Audrey, que le match n’était pas si mal engagé jusqu’à ce que Julie glisse sur ce terrain mal nettoyé en allant courageusement chercher un amorti, se fracturant gravement les deux jambes et soit emmenée d’urgence par le SAMU qui déboula en trombe pour l’emmener se faire opérer d’urgence car sa blessure était horrible, une fracture ouverte Mon Dieu je me suis évanoui ce n’était pas une très bonne idée d’essayer de jouer tendu tout en faisant trois tonnes de fautes, permettant à nos adversaires de nous balader littéralement (10-21) au premier, un peu mieux au deuxième mais pas suffisant (18-21). C’était juste pour que Pierre, qui était en location dans la masculine, puisse revenir auprès de sa mie en déclamant « seul l’amour le plus profond peut rendre un mixte harmonieux » (je crois que la vraie citation est plus vulgaire, mais je ne suis pas payé pour retranscrire la triste vérité…attendez, je ne suis pas payé du tout en fait ?!?).

Nous voilà de moins en moins sereins, d’autant plus que Benoît se bat et souffle au SH1 : gros échanges avec Jérémie, et des points à rallonge sur de belles constructions, il perd le premier 21-16, puis l’emporte sur le même score au deuxième.


Mais qu’il est beau dans l’effort !
Ruisselants, chancelants, pantelants, c’est ainsi que nos duellistes poursuivent jusqu’au bout d’un troisième set acharné : de très beaux coups de Benoît avec des amortis mortellement placés, mais aussi des fautes, car la fatigue commence à le submerger…ce sera hélas perdu 17-21, sous des applaudissements mérités.
3-3, vapeurs et électricité au sein du public…reste en lice le terrible Xavier, en SH2 face à Manu. Match décisif, et le gymnase est comme suspendu.

Et il faut dire que Xavier a progressé en simple, mettant en difficulté Manu sur tout le premier set, alors qu’on ne déborde pas aussi facilement notre grognon préféré…archi-serré, 21-21, 22-22, 23-23, hé ho, et le public qui défaille, on y pense oui ? 24-24 et on n’en peut plus, mais les deux points suivants échoient à Manu, très joli set.

Au deuxième, le jeu reste égal, jusqu’à l’intervention magique de Quentin, qui se découvre une vocation de coach à l’occasion. Je vous laisse apprécier la teneur des conseils qui ont modifié le cours de l’Histoire :
« Non mais tu peux jouer sur son coup droit hein, ça me paraît bien, ça va le surprendre. Ah oui, et puis tu fais des fautes… »
Quentin « Le Tacticien »

Galvanisé par cet éminent conseil, Manu devient inarrêtable et finit prendre 5 points d’avance que Xavier ne réussira plus à combler, malgré une belle résistance. Et enfin sonne la délivrance, à 21-15 !
Un 4-3 qui fait plaisir, pour une victoire chèrement enlevée ! Et face à des adversaires valeureux, qu’on salue bien bas, en attendant la confrontation retour en début d’année 2022. Une étape importante pour la montée en D2, car tel est l’objectif, oui, c’est dit !

Après tous ces efforts, nos héros se joignirent aux non moins talentueux joueurs de la masculine, qui l’ont également emporté ce soir-là, mais je laisserai au lecteur le soin de se régaler du compte-rendu de Lionel.

Et pour finir, au milieu de ce relâchement général, ouvrons désormais notre page « Sport&Diététique » à partir de l’affirmation suivante :
« Quand tu as des kilos en trop, tu brûles plus de calories quand tu fais des efforts, donc tu as le droit de t’empiffrer au buffet »
Anonyme ayant joué en simple et en double, avalant en même temps un hot dog dégoulinant et une part de flan
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